C'est quand il nous arrive quelque chose de si difficile à avaler, si difficile qu'on ne sait plus quand on sourira de nouveau, c'est dans ces moments-là qu'on reconnaît ceux qui comptent vraiment.
Cette semaine a été une des semaines la plus difficile de ma vie. Sans blague.
J'étais perdue, désorientée, nul part où m'accrocher.
J'arrivais plus à parler, moi qui parle toujours, sans arrêt. J'arrivais même plus à rire. Désastre.
J'aurais pu ne pas m'en remettre, ne jamais me rendre compte que ce n'est pas la fin du monde, et ne jamais vraiment sourire à nouveau.
Je voulais me montrer forte, au-dessus de tout ça, comme si ça ne m'atteignait pas.
J'ai même pas été capable de parler à celle qui a toujours été là, toujours. J'ignore pourquoi.
L'impression de gâcher son bonheur. D'être de trop dans sa vie.
J'ai pas été foutu de marcher 2 coins de rue, pour lui dire que ça n'allait pas, pas du tout. J'ai même pas été foutu de prendre mon téléphone, de lui dire qu'il fallait que je lui parle.
Ça avait l'air si difficile.
Au moins, il a été là. Il m'a vue m'effondrer au milieu de la nuit, le seul moment où je suis arrivée, finalement, à me laisser aller à mon chagrin.
Ça m'a fait du bien, mais j'aurais aimé qu'elle soit là, elle aussi. Me dire que ce n'est pas si grave, que je vais survivre, que tout s'arrangera.
Elle me manque terriblement.


